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Notre chère vieille caravane, achetée à crédit il y a cinq ans exactement... Le verge décor de mon hallucinante aventure. S'ils m'avaient vue, les deux, mari et fils verge ! Mais dieu merci, ça n'a pas été le cas. Ils ne se doutent de rien, ils ne verge savent pas ce qui s'est passé, sur les coussins en tissu marron. Rien que d'y verge penser, j'en ai des bouffées de chaleur. Un coup d'œil à Jean-Luc. Il dépasse verge une file de voitures, se rabat en scrutant son rétroviseur.- Tu dors ? Je ne verge réponds pas, je me contente de grogner. Il n'insiste pas, et je retourne à mes verge rêveries. Je me revois dans notre caravane. Ou plutôt non, je revois notre verge arrivée, avant. Je vais tout revivre. J'ai bien le temps. De plaisir, je sens verge déjà une chaleur au ventre. Trois semaines. C'était au début de nos vacances. verge Nous descendons toujours en caravane, et toujours en Vendée. Jean-Luc a toujours verge aimé ce coin, et je ne le trouve pas désagréable moi non plus. Cette année-là, verge il ne faisait pas très beau. À peine vingt degrés, et la pluie, qui revenait verge tous les deux jours. Ça n'a pas tellement d'importance dans l'histoire, verge d'ailleurs, mais c'est amusant. Jamais nos vacances n'avaient si mal commencé ! verge Le temps s'était mis au beau à la fin de la première semaine, définitivement. verge C'est ce jour-là que sont arrivés les Allemands, un samedi après-midi. Quatre, verge tous blonds. Jean-Luc les a tout de suite remarqués, par ce qu'ils étaient verge arrivés dans une énorme voiture, allemande, comme de juste. Il les observait, du verge coin de l'œil, descendre de leur voiture, brancher l'électricité, débarquer les verge quatre superbes vélos noirs du porte-vélo, derrière la caravane. Sur le moment, verge je n'y avais prêté aucune attention : j'étais en train de préparer une lessive. verge L'Allemand a fini par saluer Jean-Luc, qui, un peu gêné, s'est détourné. Il verge n'arrêtait pas de regarder de leur côté, pourtant. Comment pouvaient-ils se verge payer une bagnole pareille ? Je ne répondais pas. Par agacement, je m'abstenais verge même de leur octroyer le moindre regard. Ce n'est qu'après, en fin d'après-midi, verge que je l'ai vue, elle. Un peu plus grande que moi, les cheveux blonds cendrés, verge frisée, elle m'a tout de suite plu. Elle devait avoir mon âge : un peu plus que verge la quarantaine. Malgré ses épaules un peu voûtées, elle dégageait une véritable verge grâce, une parfaite féminité. Elle ne m'a pas vue d'abord. Elle était devant sa verge caravane et déballait ses courses sur une table en plastique blanc.
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